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Sorti à l'origine en 1985, ce premier album des SISTERS OF MERCY d' Andrew Eldritch est tout simplement l'un des plus grand albums cold-wave/gothique jamais sortis. Avec l'aide de, -excusez du peu- Wayne Hussey et Craig Adams, duo magique, ainsi que d'un certain Gary Mark à la guitare, et du désormais légendaire Doktor Avalanche à la "batterie", le ténébreux fait mouche d'emblée et nous délivre un classique au même titre, dans un registre différent, que le "Psychocandy" des frères Reid paru la même année.
Les standards cold pleuvent; "Black planet", "Walk away", "A rock and a hard place" (cette basse!), le très sombre "Marian", certainement l'un des plus fabuleux morceaux cold jamais entendus. Puis "First and last and always" et ses guitares obsédantes sur fond de batterie percutante, "Possession" et sa basse virevoltante à la Simon Gallup, "Nine while nine" et cete trame façon...The Cure justement, l'enchevêtrement guitare/basse/claviers s'avérant captivant, à la manière de ce que faisait JOY DIVISION ou le groupe de Robert Smith.
Le riff de "Amphetamine logic" vient ajouter à l'intérêt du disque et nous apporter un morceau une fois de plus inégalable, avec cete envolée de claviers détonnante. Puis "Some kind of stranger", lent et animé par des guitares cette fois plus claires, achève avec brio la partie "album" de ce superbe digipack.
Venons-en donc aux bonus et là, nouvelle claque.
Les six titres livrés ici se situent dans la parfaite lignée de l'album et en font une sorte de double lp somptueux.
"Poison door" nous met la première soufflante, en utilisant les ingrédients qui font la force des Soeurs de la Miséricorde: guitares inspirées, basse profonde, batterie massive, claviers toujours judicieux, et voix "made in Eldritch", Bowiesque en certaines occasions, grave et prenante. Ensuite, les cinq autres titres donnent le change avec maestria, à l'image de la version "early" de "Some kind of stranger" ou d'un "Long train" possédé et d'esprit quasi-électro.
Bref, que du haut de gamme sur un album dont il serait intéressant, à l'heure du revival cold-wave, de vanter à nouveau les mérites et le côté intemporel de par sa qualité et le fait que malgré son "âge", il ne prenne pas la moindre ride.
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